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Les archives paroissiales

Charbonnières et ses églises

C’est en 1990 qu’elles ont été découvertes dans les combles du presbytère. Elles se composaient de 16 livrets de catholicité dans lesquels ont été consignés les actes des baptêmes, des mariages et des décès qui ont eu lieu entre 1803 et 1899. Elles comprenaient bien sûr tout le dossier de l’agrandissement de l’église dont il vient d’être question.

L’examen des livrets de catholicité ne présente guère qu’un intérêt généalogique car ils sont dans un très mauvais état dû à un long séjour dans un lieu mal protégé, les pages sont maculées, souvent collées ensemble par des coulées d’un produit semblable à du goudron qui ont rigidifié les pages, les rendant cassantes et très délicates à manipuler. D’autre part la lecture en devient vite fastidieuse en raison d’un texte répétitif qui se poursuit durant 96 ans, seuls changent le nom des personnes.

Quant aux délibérations du Conseil de fabrique, c’est le petit train-train de la paroisse, mêlés au mêmes sujets qui apparaissent périodiquement, on trouve parfois des événements non pas extraordinaires, mais suffisamment inhabituels pour être rapportés.

Tous ces documents, précieux malgré leur peu d’originalité, ont été placés en lieu sûr aux Archives épiscopales de Fourvière où ils seront certainement répertoriés et réunis dans un fonds concernant la paroisse de Charbonnières.

Voici donc un aperçu de la vie de la paroisse au XIXème siècle vu et commenté par les fabriciens.
Le 8 décembre 1828 il est décidé que :

  • Lorsque les cierges pour sépultures ou offices seront fournis par la fabrique, la rétribution sera de un franc par cierge
  • Pour une croix placée sur une tombe, il sera perçu deux francs pour une croix de première classe ayant trois pieds de haut, et cinq francs pour une croix de deuxième classe de deux pieds de haut (...)
  • Pour placer des écussons sur les chandeliers du grand autel il sera perçu un droit de trois francs

Le 29 août 1830, les bancs de la chapelle de la Sainte Vierge sont adjugés :

  • Les deux premières places à la veuve de Denis Delorme et à sa sœur moyennant trois livres et dix sols
  • La troisième place à la veuve Colomb pour trois francs et dix centimes
  • Les deux dernières à la mère Subrin et à sa fille, femme Perrin, pour trois francs chaque place

Le 10 août 1834, tous les fabriciens démissionnent, aucune explication sur ce départ massif n’est donnée.

Le 4 janvier 1835, le conseil de fabrique est reconstitué, ses membres sont désignés par l’évêque et par le préfet ; ils sont réunis pour savoir s’ils acceptent cette fonction.

Le 9 février 1841 la fabrique cède à la commune le jardin du presbytère, soit pour l’emplacement de la nouvelle église, soit pour la place, aux conditions suivantes :

  • Que le susdit jardin soit aussitôt remplacé par un autre situé sur la place où se trouvait l’ancienne église, qu’il soit mis en bon état, clos, et surtout entre la place et le susdit jardin, et ai communication avec le presbytère sans être obligé de passer sur la place publique
  • Que pour ne pas rendre le presbytère inhabitable, la façade de l’église ne dépasse pas l’angle du puits en face de la place, qu’on donne au presbytère sur le nouveau jardin les jours et les ouvertures que croit nécessaire M. l’architecte
  • Que l’on ne pourra disposer du jardin actuel que lorsque les travaux, soit du presbytère, soit du nouveau jardin seront mis en exécution ou, du moins, irrévocablement arrêtés par l’architecte et approuvé par le préfet

Le 28 avril 1861, le conseil de fabrique décide d’instituer une classification pour les sépultures et services.

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