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Vers le thermalisme

Charbonnières et ses églises

Rassemblement insignifiant de quelques huttes qui prit le nom de la profession exercée par ses premiers habitants défrichant l’immense forêt pour fabriquer du charbon de bois, bourgade devenue village que rien ne distinguait encore des milliers d’autres villages de France à qui la Révolution venait de donner une existence officielle en les érigeant en communes, Charbonnières était déjà en marche vers son destin.
L’histoire de ses églises va se poursuivre avec les documents de l’abbé Marsonnat, à qui l’on doit la découverte de la source d’eau minérale en 1778, et les débuts d’exploitation de la station thermale de Charbonnières qui deviendra "les Bains" en 1897 ; mais aussi avec les récits des chroniqueurs du siècle : le baron Raverat, de Lippens, Gil Bert et autres.

Une nouvelle église est construite en 1841 par l’architecte Dupasquier qui fit faire le maître autel d’après une copie de celui de la cathédrale d’Autun qu’il avait réparé. Elle était romaine et s’érigeait au même emplacement que la précédente, n’avait qu’une nef avec chapelles de transept et une abside qui disparut pour faire place au chœur, un petit campanile contenant les cloches surmontait le tout. La chapelle de droite dédiée à la Vierge fut restaurée en 1859, l’autre, celle du Sacré-Cœur était autrefois consacrée à Saint-Roch second patron de la paroisse. Un vitrail au-dessus de la porte représente les bustes de deux évêques, à l’entrée, l’ancien bénitier don de Mme Veuve Pupier était daté de 1843.

Je crois, dit le chroniqueur, que l’église a été agrandie par le chœur avec sans doute le dessein de la refaire entièrement, car l’ancienne nef, plus basse de niveau que la nouvelle, est séparée de celle-ci par une paroi de planches. On a démoli l’ancien chœur pour en faire un nouveau, le sol du transept et celui d’une première travée est à présent plus haut de huit marches que celui de l’ancienne nef.
Les vitraux du transept représentent : d’un côté, Jésus guérissant les malades, de l’autre, le Christ au milieu des enfants. Ceux de la première travée des basses nefs n’existaient pas encore, ils devaient représenter le mariage de la Vierge et la Visitation.

A la rencontre des quatre chemins au nord de l’église se trouve une croix en pierre à fût octogone bombé et croisillon avec soleil sur le plateau, elle est datée de 1821. Au bord de la route nationale, sur un petit mur à hauteur d’appui on voit une croix de pierre à la base de laquelle se lit la date de 1822 avec l’inscription "la piété des sœurs Molière". Au sommet de la descente rapide allant du Méridien en direction de l’église, contre un mur, est une petite croix en pierre non datée, et en face, dans une niche grillagée, vers un portail, contre l’angle d’une maison, se trouve une petite Vierge portant l’Enfant Jésus.

Bien que la paroisse se trouve sous le vocable de l’Assomption, Saint-Roch en est le second patron ; peut-être n’a-t-il fait que céder le pas à la Reine des Cieux car il y est vénéré de longue date et, avec Saint Christophe, partage l’honneur d’avoir sa statue dans la chapelle du Sacré-Cœur.

Un chroniqueur présente l’église de Charbonnières comme "...coquettement placée à mi coteau du vallon où serpente ce ruisseau que tous les Lyonnais connaissent, à un kilomètre avant d’arriver à l’établissement thermal où est l’agglomération moderne. L’église est plutôt une chapelle, trop grande l’hiver et trop petite l’été, elle est à une seule nef avec deux chapelles de transept en cul de four, un petit campanile surmonte le tout."

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