Groupe de Recherches Historiques Charbonnières les Bains Adresse : 69260, Charbonnières les Bains, Rhône. Téléphone : 06 82 90 31 14. .

1982 : Un nouvel essor - Le Triangle Vert

Histoire du Syndicat d'Initiative

Le 29 avril 1981 les maires des trois communes sont réunis à la demande du Syndicat d’Initiative qui leur fait part du résultat de l’étude émanant de la Commission, les conditions proposées par celle-ci sont approuvées sous réserve de l’accord des conseils municipaux respectifs.

Après un temps de discussions et de réflexion, une Convention est signée en février 1982 entre le président du Syndicat d’Initiative, M. Chaine, d’une part, et Mme. Reverchon, maire de Charbonnières-Les-Bains, M. Lancelin, maire de Marcy l’Etoile et M. Guion, maire de La Tour de Salvagny d’autre part.

Elle promet au S.I., pendant trois ans, une participation financière proportionnelle au nombre de ses habitants sur la base de vingt francs par habitant.

De son côté le S.I. doit promouvoir les trois communes sur le plan du thermalisme, du tourisme et des loisirs ; il doit assurer une permanence dans les services d’accueil et d’informations, participer à l’animation des communes, offrir des manifestations de qualité, être en liaison permanente avec les résidents et les visiteurs et leur fournir toutes informations utiles.

Il s’engage également à tenir un bureau indépendant de toute activité commerciale, à employer à temps complet un personnel compétent, à assurer le service du courrier et du téléphone, à éditer tous documents utiles, à entretenir des relations permanentes avec les collectivités locales et avec l’OT/SI de Lyon Communauté, à s’abstenir de toute activité politique ou confessionnelle. Chaque année il devra fournir aux municipalités concernées un compte rendu sur l’emploi des crédits alloués.

La Convention est valable pour les années 1982-1983-1984, elle est renouvelable par tacite reconduction pour une période triennale, sauf dénonciation au moins six mois avant l’expiration de l’accord.

Nanti de cette Convention que l’on peut qualifier d’historique, c’est maintenant au Syndicat d’Initiative de jouer. Il dispose d’un président actif, d’un Conseil d’Administration de trente membres, d’un Bureau compétent, d’une secrétaire trilingue, d’une équipe de bénévoles dévouée, du budget le plus important de toute son existence et réunit 600 adhérents.

L’année d'avant M. Chaine avait déjà manifesté l’intention de quitter la présidence, mais la mise en service de la Convention l’amènera à rester encore un an. A l’échéance de 1983 il pourra laisser le fauteuil à M. Xavier Levrat qui, dès la première réunion rendra hommage à l’œuvre de M. Chaine en lui conférant le titre de "Président d’Honneur du Syndicat d’Initiative".

A Charbonnières, la municipalité a aussi changé, M. Jean Claude Bourcet succède à Mme Marie Claude Reverchon.

Au S.I. Chantal Baboy, secrétaire trilingue, assure l’ouverture du Bureau de 14 à 18 heures le lundi, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures du mardi au vendredi et de 10 à 12 heures le samedi. Le Syndicat dispose maintenant de son propre numéro de téléphone.

Un kiosque démontable permet de représenter la station dans différents salons ou expositions.

La Coupe des Elus bat tous les records avec 56 triplettes d’élus et 40 d’amis et sympathisants. Ce grand succès est aussi un gros souci pour les organisateurs qui doivent refuser des inscriptions et en annuler certaines. Le problème n’émane pas des jeux dont la participation n’est pas limitée, mais de la capacité d’accueil et des normes de sécurité imposées au Grand Cercle où doit avoir lieu le repas. La salle est autorisée pour 300 personnes, et 400 sont déjà inscrites, en se serrant un peu, on arrive à en caser 344, la solution est mathématique, il faut annuler près de 60 inscrits et rembourser ceux qui ont déjà réglé. Décision qui ne va pas sans discussions pénibles, grognements et mouvements de mauvaise humeur bien compréhensibles.

Création du Groupe de Recherches Historiques de Charbonnières-Les-Bains.

Le cru de cette année 1983 sera vraiment exceptionnel ; à l’initiative d’Elisabeth Bouquin un Groupe de Recherches Historiques est crée, il tiendra sa première réunion le 23 juin, douze personnes sont présentes : dix de Charbonnières et deux de Marcy l’Etoile, et le groupe s’augmentera rapidement de Tourellois. Considérée comme une Commission du Syndicat d’Initiative sous l’égide duquel elle est placée, cette formation prendra une très grande importance. Sous la présidence de Mr Kaszowski, il tiendra plus de cent réunions au cours desquelles les sujets les plus divers seront proposés sous forme de conférences, récits, causeries, souvenirs, évoquant l’histoire, la médecine, les métiers, la biographie ou des curiosités.

Mais la barre était placée très haut, trop haut pour les possibilités réelles de l’équipe souvent armée de sa seule bonne volonté et de son courage, malgré les efforts de tous, les résultats ne sont pas satisfaisants. Pour diverses raisons le S.I. n’a pas profité de l’occasion qui lui était offerte, la principale était sans doute d’ordre commercial car, à cette époque, il n’avait encore que trop peu de choses à vendre, et il ne lui était pas facile d’attirer des visiteurs et encore moins de les retenir. D’autre part, même dans des conditions normales la période de trois ans imposée par la Convention était certainement un peu courte pour passer du bénévolat au professionnalisme sans personnel qualifié. Le local, lui aussi ne présentait pas le cadre que l’on pouvait attendre des ambitions affichées. Enfin, certainement laissée trop indépendante, la secrétaire ne recevait pas les directives qu’un Conseil d’Administration, manquant aussi de métier, aurait dû lui fournir.

Aussi, n’est-il pas étonnant que devant le manque de résultat les communes n’aient pas cru devoir poursuivre l’expérience. C’est La Tour de Salvagny qui la première décida de dénoncer la Convention ; les deux autres municipalités, incapables d’assurer seules le financement de leur Syndicat d’Initiative suivront.

Grande fut certainement la déception, bien que pour certains la mariée paraisse trop belle, et le rêve a pris fin. Avec regret il fallut licencier la secrétaire, le S.I. retomba dans le bénévolat complet et tout redevint comme avant.

La 64ème Assemblée générale qui se tint le 17 mars 1985 fut précédée d’une Assemblée extraordinaire au cours de laquelle les statuts furent modifiés pour permettre aux municipalités d’être représentées au sein du Conseil d’Administration à raison d’une personne par commune qui deviendrait Membre de Droit, alors que les autres Administrateurs seraient Membres élus.

Dans son rapport d’activités, le secrétaire général annonce la dénonciation de la Convention, en retrace l’application durant ces trois années et en évoque les répercussions en regrettant cette décision au moment où l’avenir de la station aurait pu s’ouvrir à nouveau. Le trésorier donne un bilan détaillé du dernier exercice dont le solde permettra de subsister quelque temps en attendant l’aide que les communes voudront bien apporter.

En 1986 M. Alfred Abdilla succède à M. Levrat. Au cours de l’Assemblée générale qui s’est réunie à l’Hôtel Beaulieu le 23 mars il donne un aperçu plutôt optimiste de l’avenir en évoquant différentes orientations basées sur le développement de la station en général et du thermalisme en particulier qui, selon lui, est la condition essentielle de son existence, comme de celle du Casino et de tout ce qui s’y rapporte. Il compte également sur l’atout majeur que représente le domaine de Lacroix Laval et des possibilités d’exploitation qui en résulteront pour le Syndicat du Triangle Vert.

Pour la dernière fois M. Bely présente le rapport financier en exprimant le regret de terminer ses fonctions de trésorier en léguant à son successeur un aussi maigre héritage.

C’est Madame Bouquin, présidente déléguée qui, en l’absence du président Abdilla, ouvre l’Assemblée de 1987. Elle présente un Syndicat d’Initiative en perte de vitesse, qu’une équipe de bénévoles s’efforce de maintenir à flot depuis deux ans, s’organisant pour qu’une permanence journalière de quelques heures au moins puisse accueillir et informer les visiteurs.

Après la dénonciation de la Convention, la structure a disparu sans que le volume du travail courant ait beaucoup diminué. Les manifestations ont été maintenues, et de nouvelles sont venues s’y ajouter : marché de la création, tournoi intercommunal de tennis, de minigolf, exposition au château de Lacroix Laval sur le thème des écoles d’autrefois qui connut un franc succès, sans parler de la Coupe des Elus organisée cette année par le Centre de Réadaptation et qui doit revêtir un éclat particulier. Le programme prévoit une musique militaire, un ensemble de cors de chasse, une soirée sous des tentes bayadères, objectif nécessitant un budget en conséquence qui s’avèrera d’ailleurs fortement sous-estimé. D’autre part, inexistantes ou dérisoires, les subventions communales ne permettent pas une aide rémunérée.

Le plaidoyer d’Elisabeth Bouquin n’a pas manqué d’émouvoir les autorités qui se sont réunies au Casino le 15 décembre pour établir un diagnostic et définir une thérapie appropriée. Cet aréopage était formé de M. Barriol, Conseiller général, de M. Bourcet, maire de Charbonnières accompagné de son adjointe à la Culture, de M. Rollin, adjoint au maire de Marcy, de Mme Jeanlouis représentant l’Etablissement thermal, de M. Porte pour le Casino, et de MM. Chanel, Goujon et Pignard au titre des SI/OT.

Dans leur conclusion, les participants laissent nettement percer un certain scepticisme quant au rôle promotionnel du S.I. ainsi que sur l’utilité d’une présence permanente. De leur côté les communes ont fait savoir qu’elles ne renouvelleront pas l’expérience de la Convention, sans être toutefois opposée à une subvention annuelle ; quant au Conseil général, il pourra intervenir, mais seulement pour des opérations spécifiques auxquelles participeront les collectivités locales.

Pour tenir compte des résultats de la réunion – à laquelle le S.I. n’était pas convié – le Conseil d’Administration décide de s’en tenir désormais surtout aux deux mamelles traditionnelles des S.I. : accueil et information, et de ne conserver que quatre manifestations : l’exposition de dessins d’enfants, les tournois de tennis et de minigolf et la Coupe des Elus. Il suivra également les conseils amicaux qui lui ont été prodigués, à savoir: consultation des industriels, commerçants, hôteliers et autres sponsors éventuels, afin d’étudier avec eux les services que pourrait bien leur offrir le Syndicat en contrepartie de l’aide financière qui lui permettrait bien sûr de monter les opérations nécessaires à la promotion de la station.

Téléchargement Télécharger le document "Histoire du syndicat d'initiative"