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1988 : Du Triangle Vert au Syndicat d’Initiative de l’Ouest lyonnais

Histoire du Syndicat d'Initiative

L’année 1988 voit pour la première fois une femme à la présidence du Syndicat d’Initiative, Madame Elisabeth Bouquin.

Au cours de l’Assemblée générale elle propose d’en modifier l’appellation, car ayant perdu l’un de ses sommets, le "Triangle Vert" n’appartient plus de cette famille de figures géométriques, il deviendra le "Syndicat d’Initiative de l’Ouest lyonnais" ouvrant ainsi des possibilités d’élargissement aux communes voisines.

Divers sujets sont abordés au cours de l’Assemblée. La Coupe des Elus, abandonnée depuis deux ans, serait reprise par la commune de Brignais.

M. Bourcet remercie et félicite M. Putigny pour le lancement de la plaquette historique "Deux siècles de thermalisme et de romantisme" et pour son autofinancement.

Madame Bouquin annonce que le Conseil d’Administration a décidé de ne plus organiser de manifestations et de laisser ce soin au Comité des Fêtes.

M. Gaudin, maire de Marcy, souhaite qu’une antenne du S.I. s’installe à Marcy.

M. Abdilla se trouve encore une fois dans l’obligation de reprendre le local dans lequel il nous a accueillis jusqu’à présent, des transformations de son établissement en sont la raison.

Le S.I. ne quittera pas le bâtiment, il sera seulement transféré à l’autre extrémité.

Le 19 décembre 1989, le Groupe de Recherches Historiques présente le premier ouvrage écrit sur Charbonnières. L’histoire du village y est contée à travers plus de 400 pages, illustrées d’une centaine de photographies et de reproductions de documents anciens. On y découvre l’existence du village au Moyen-âge, toute l’histoire de la Source Marsonnat, du thermalisme, de la naissance du Casino et la vie des Charbonnois à travers les comptes rendus municipaux.

Présentée au public au cours d’un sympathique cocktail, la Chronique Historique de Charbonnières-Les-Bains rencontre un succès immédiat. Mais si la plaquette qui l’avait précédée avait pu s’autofinancer, il n’en sera pas de même avec le Chronique dont le coût va dépasser les 100 000 francs, une subvention sera demandée à la municipalité. Le conseil municipal vote une aide de 25 000 francs qui fait l’objet d’une convention discutée entre les deux parties. Une première tranche débloquée va s’ajouter aux 8000 francs de bénéfices réalisés sur la plaquette et permettre de faire face aux premières dépenses en attendant les ventes. En moins d’un an tous les frais sont couverts et l’opération entre dans la période des bénéfices. La municipalité se porte acquéreur de 40 volumes, le Conseil Général, de 30.

L’Assemblée Générale ordinaire du 11 mars 1990 sera suivie d’une Assemblée générale extraordinaire le 12 mai pour une nouvelle modification des statuts. Dorénavant, le Conseil d’Administration sera constitué de trois Collèges : les membres de Droit, qui représentent les municipalités, les membres qui représentent les socioprofessionnels et les bénévoles.

Deux commissaires aux comptes, n’appartenant pas au Conseil d’Administration, sont désignés.

Au premier Conseil d’Administration suivant l’Assemblée annuelle, Madame Bouquin, présidente, présente le bilan des trois années passées à la tête du Syndicat d’Initiative, puis annonce qu’elle ne désire pas le renouvellement de son mandat, et donne sa démission du Conseil d’Administration.

Décision aussi soudaine qu’inattendue, cette décision limite le choix d’un nouveau président à un seul candidat restant, M. Fleury, conseiller municipal représentant la mairie au Conseil d’Administration.

M. Fleury sera élu par 14 voix sur 24, 10 bulletins nuls seront décomptés. Le nouveau président sera assisté de deux vice-présidents : Madame Verrier et le Dr. Kaszowski.

Les personnes qui ont suivi de près cette histoire se souviennent peut-être d’un cas similaire qui s’était produit il y a une dizaine d’années, lorsque il avait été décidé de faire participer les municipalités au Conseil d’administration, la question s’était alors posée de savoir s’il y avait incompatibilité pour un président du Syndicat d’Initiative d’être en même temps conseiller municipal.

Question embarrassante que le Comité de Direction avait éludée pour la bonne raison qu’elle ne se posait pas à l’époque.

Mais aujourd’hui, si... ! Alors que les présidents se font si rares... !

Pour moi, l’histoire se termine ici, pas pour le Syndicat d’Initiative. J’avais pu la commencer à son tout début, mais depuis 1990 la suite m’échappe, j’espère fermement qu’un autre la reprendra.

C’est en 1988 que je l’ai écrite, année où j’ai cessé de participer aux activités du Syndicat, sauf à la Commission du Groupe de Recherches Historiques que j’ai accompagnée jusqu’à la fin.

Après la disparition de Jacques Bernard en 1974, Georges Chaine lui succède à la présidence et je deviens secrétaire général. Par la suite j’ai connu six présidents, Georges Chaine et Xavier Levrat plus particulièrement ; avec eux j’ai vécu les trois années d’application de la Convention Municipalités - Syndicat d’Initiative. Inutile de dire que son échec fut durement ressenti par l’équipe de bénévoles lorsqu’il fallut reprendre le flambeau.

C’est avec une certaine curiosité que j’ai suivi la mise en place et le développement de cet accord qui chargeait un modeste organisme de promouvoir trois communes aux différents plans du Thermalisme, du Tourisme et des Loisirs. En ce qui concerne tourisme et loisirs, activités qui avaient toujours constitué ses trois piliers fondamentaux : Accueil - Information – Animation, et compte tenu des moyens qui lui étaient accordés, c’était une tâche qu’il pouvait mener à bien en dépit des frais de secrétariat qui en absorbaient une partie importante.

Par contre, lorsque l’on invoquait la promotion du thermalisme, je ne voyais pas très bien comment le S.I., même avec les moyens qui lui étaient généreusement attribués, allait pouvoir mettre en œuvre un processus capable de ramener des curistes dans une station où leur hébergement était loin d’être assuré, et ce au moment où la source elle-même donnait des signes d’épuisement.

Pourtant, au début de 1985, alors que le S.I. était revenu à un bénévolat total après le retrait des municipalités, le Bulletin municipal de février publiait un long article sur l’Urbanisme à Charbonnières dans lequel on pouvait lire que, compte tenu de sa situation dans divers domaines, dont celui de la croissance soutenue de l’activité thermale, on pouvait souhaiter que la commune de Charbonnières les Bains devint le centre naturel de cette partie de l’Ouest lyonnais en pleine évolution.

Alors, si un an seulement après l’échec de l’expérience on percevait une amélioration prometteuse, peut-être aurait-on pu persévérer. Mais si ce n’était pas le thermalisme que l’on voulait réhabiliter, que pouvait-on offrir à des visiteurs potentiels pour les attirer ? Certes, la cité est attrayante et accueillante pour une visite d’une journée, mais avec quoi les inciter à séjourner ?

Robert Putigny, Président d’Honneur (1988)

"Pour moi, l’histoire se termine ici, pas pour le Syndicat d’Initiative. J’avais pu la commencer à son tout début, mais depuis 1990 la suite m’échappe, j’espère fermement qu’un autre la reprendra". Ainsi Robert Putigny achève, sa magnifique rédaction de l’histoire du Syndicat d’Initiative de Charbonnières...

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